Vous vous êtes peut-être trouvé un peu perdu(e) face à un ingénieur du son vous parlant d'un son chaud ou froid, sombre ou brillant etc. Ces termes un peu exotiques au premier abord sont unanimement utilisés par ceux qui forgent et manipulent les sons, aussi me semble-t-il bon de les définir ici. Car il bien est nécessaire de parler avec les mêmes mots pour se comprendre...
Un son est chaud s'il possède dans son spectre une bonne proportion de basses et basses medium. Par assimilation à un son chaleureux, certainement, puisque la voix, généralement rassurante pour l'oreille, se situe dans ces fréquences (aux alentours de 1 KHz).
Par opposition, un son froid possède des aigus nets mais peu de basses medium. Pour beaucoup il "manque quelque chose", notamment pour les amoureux de l'analogique qui sont positivement sensibles aux spectres bas et medium plus qu'aux aigües qui les "agressent". Ce qui ne veut pas dire qu'un son froid est foncièrement mauvais (voir "De l'art de mélanger les sons"). Les sons provenant de synthétiseurs numériques sont souvent qualifiés de plus "froids" parce qu'ils ont une réponse plus linéaire sur l'axe des fréquences : les basses sont moins mises en avant que sur les synthés analogiques, les aigües sont précises et parfois perçantes.
Un son sombre (ou sourd) est principalement composé de basses et dénué d'aigües.
Un son brillant peut très bien contenir des basses et mediums (en cela il se différencie des sons dits froids), mais aura nécessairement de l'énergie dans les aigües. On le dit aussi "clair".





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